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<channel><title><![CDATA[TOTART TOTEM - Blog]]></title><link><![CDATA[http://www.totarttotem.com/blog]]></link><description><![CDATA[Blog]]></description><pubDate>Sun, 12 Apr 2020 08:46:22 -0700</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[FAUT-IL CESSER DE VIVRE, POUR MIEUX EXISTER ?]]></title><link><![CDATA[http://www.totarttotem.com/blog/faut-il-cesser-de-vivre-pour-mieux-exister]]></link><comments><![CDATA[http://www.totarttotem.com/blog/faut-il-cesser-de-vivre-pour-mieux-exister#comments]]></comments><pubDate>Sat, 06 Apr 2013 18:40:09 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.totarttotem.com/blog/faut-il-cesser-de-vivre-pour-mieux-exister</guid><description><![CDATA[ &nbsp;FAUT-IL CESSER DE VIVRE, POUR MIEUX EXISTER&nbsp;?  Au soir de ce 26 juin, la nouvelle de la mort inattendue du c&eacute;l&egrave;bre chanteur am&eacute;ricain, Michael Jackson, a jet&eacute; un froid sur le monde entier qui depuis palpite &agrave; l&rsquo;unisson autour d&rsquo;un seul et m&ecirc;me th&egrave;me. Une ic&ocirc;ne, affirme-t-on, vient de s&rsquo;&eacute;teindre&hellip;&nbsp;; une part importante de la famille Jackson a ainsi disparu, d&eacute;clare, au bord des larmes, son [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='z-index:10;position:relative;float:left;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.totarttotem.com/uploads/1/8/4/3/18437265/6556580.jpg" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px;" alt="Picture" class="galleryImageBorder" /></a><div style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;"></div></span> <div class="paragraph" style="text-align:left;display:block;"><strong style="">&nbsp;</strong><br><span style=""></span><a href="http://www.weebly.com/weebly/main.php#" title="" style="">FAUT-IL CESSER DE VIVRE, POUR MIEUX EXISTER&nbsp;?</a><br><span style=""></span>  Au soir de ce 26 juin, la nouvelle de la mort inattendue du c&eacute;l&egrave;bre chanteur am&eacute;ricain, Michael Jackson, a jet&eacute; un froid sur le monde entier qui depuis palpite &agrave; l&rsquo;unisson autour d&rsquo;un seul et m&ecirc;me th&egrave;me. Une ic&ocirc;ne, affirme-t-on, vient de s&rsquo;&eacute;teindre&hellip;&nbsp;; une part importante de la famille Jackson a ainsi disparu, d&eacute;clare, au bord des larmes, son fr&egrave;re Jermaine&nbsp;qui ainsi renforce la remarque poignante de sa s&oelig;ur Jeannette, qui, elle, fait le distinguo entre l&rsquo;ic&ocirc;ne que repr&eacute;sente Michael pour le public, et l&rsquo;importance consid&eacute;rable dont il est investi par la fratrie et par la famille enti&egrave;re qui lui voue&nbsp; une affection profonde&nbsp;; &laquo;&nbsp;Il tiendra &agrave; jamais, affirme-t-elle, une grande place dans notre c&oelig;ur&nbsp;&raquo;.&nbsp; <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Plong&eacute; dans&nbsp;la mort, Michael emporte avec lui la repr&eacute;sentation d&rsquo;un mod&egrave;le unique, de ce que peuvent ensemble fa&ccedil;onner la famille, la soci&eacute;t&eacute; et le &laquo;&nbsp;<em style="">showbiz&nbsp;&raquo;</em>&hellip;, &agrave; partir d&rsquo;un &ecirc;tre &eacute;tonnamment talentueux_ ce g&eacute;nie en herbe qu&rsquo;il se r&eacute;v&eacute;la &ecirc;tre dans son domaine, d&egrave;s sa plus tendre enfance.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    La cha&icirc;ne des all&eacute;gations de toutes natures, se d&eacute;noue, s&rsquo;allonge, s&rsquo;entrem&ecirc;le en divers points.&nbsp; Les opinions les plus controvers&eacute;es font progressivement irruption dans les m&eacute;dias, circulent de bouche &agrave; oreilles, et s&rsquo;imposent dans un environnement d&eacute;contenanc&eacute; au fur et &agrave; mesure que s&rsquo;apaisent les vagues de la grande stup&eacute;faction du d&eacute;but. La d&eacute;route que cr&eacute;e toujours le caract&egrave;re in&eacute;luctable de la mort fait place progressivement, aux hommages &eacute;motionnels, quand ce n&rsquo;est le d&eacute;nigrement syst&eacute;matique qui envahit l&rsquo;atmosph&egrave;re, et &eacute;clabousse d&eacute;j&agrave; la m&eacute;moire de Michael. Pendant ce temps, sa surprenante disparition devient chaque jour davantage, un fait bel et bien accompli. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Michael enfant, adolescent et adulte est brutalement matraqu&eacute;, d&rsquo;abord par&nbsp;: ceux qui auraient d&ucirc; l&rsquo;aimer, ensuite, par ceux qui l&rsquo;aimaient trop et/ou mal, enfin, par ceux qui ne pouvaient que le d&eacute;tester, si grandes &eacute;taient la peur et la jalousie que leur inspiraient son immense talent, et son incontestable succ&egrave;s entach&eacute; de scandales.- En s&rsquo;&eacute;teignant en&nbsp;Michael, le 26 juin, cette flamme <em style="">joie- de- vivre</em> qui &eacute;claira son &eacute;toile sur sc&egrave;ne, pendant plus de quarante ans, cesse aussi de r&eacute;chauffer le c&oelig;ur de tant de g&eacute;n&eacute;rations, &agrave; travers&nbsp;le monde. Ceux qui ont aujourd&rsquo;hui entre quarante et soixante ans savent fort bien de quoi il est ici question.<br><br><span style=""></span><br><span style=""></span>  L&rsquo;homme de cinquante ans qui semble avoir v&eacute;cu, en si peu de temps, plus d&rsquo;une vie sur terre avant de tirer sa r&eacute;v&eacute;rence au monde, ne se produira pas dans ces derniers concerts pr&eacute;vus pour cet &eacute;t&eacute;, bien que l&rsquo;impatience de le red&eacute;couvrir &agrave; nouveau sur sc&egrave;ne apr&egrave;s un si long silence, avait d&eacute;j&agrave; gagn&eacute; autant l&rsquo;esprit de ses meilleurs fans que celui de ses ennemis les plus acharn&eacute;s. Michael, sans s&rsquo;y attendre, a simplement, &laquo;&nbsp;<em style="">comme &ccedil;a&nbsp;&raquo;</em>, tout bonnement, sans plus&hellip;, mis un point final &agrave; l&rsquo;histoire boulevers&eacute;e et bouleversante de sa vie. Une histoire d&rsquo;histoires, qu&rsquo;il a lui-m&ecirc;me, r&eacute;dig&eacute;e assid&ucirc;ment au rythme dune succession d&rsquo;actes_ du plus banal &agrave; l&rsquo;inconcevable_ inscrits dans une dur&eacute;e quotidienne sortant de l&rsquo;ordinaire. De ses toutes premi&egrave;res chansons_ alors qu&rsquo;int&eacute;gr&eacute; dans sa fratrie pour former &laquo;&nbsp;The Jackson 5 &raquo;_ aux ultimes secondes de sa toute derni&egrave;re r&eacute;p&eacute;tition_ deux jours avant sa mort_ Micha&euml;l a apparemment &eacute;volu&eacute; sur un nuage de r&ecirc;ves, empruntant souvent des accents de cauchemar&hellip; Par ses r&ecirc;ves et par ses cauchemars, il a d&ucirc; pourtant susciter en d&eacute;pit de tout, de l&rsquo;envie chez plus d&rsquo;un. Il a v&eacute;cu en explorant avidement les vastes champs du plaisir et de la douleur, jusqu&rsquo;&agrave; sa quintessence. Cet homme magnifi&eacute; aujourd&rsquo;hui, &agrave; travers le monde entier, a autant &eacute;t&eacute; d&eacute;nigr&eacute;, insult&eacute;, humili&eacute;, tourn&eacute; en d&eacute;rision, avili par son peuple m&ecirc;me, dans son propre pays, et souvent, par ceux-l&agrave; m&ecirc;mes auxquels il avait eu &agrave; tendre la main ou &agrave; accorder sa confiance. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Michael, l&rsquo;ic&ocirc;ne r&eacute;habilit&eacute;e dans l&rsquo;absence, n&rsquo;est pas mort en ce 26 juin, car on l&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; tu&eacute; &agrave; petit feu, au cours de son dernier proc&egrave;s o&ugrave; il fut accus&eacute; de p&eacute;dophilie, &agrave; tort ou &agrave; raison.&nbsp; Il a d&ucirc;, lors, avoir touch&eacute; le fond de la douleur, cet homme &agrave; qui la vie semblait appartenir, pour lui avoir tant donn&eacute;, hormis l&rsquo;essentiel, c&rsquo;est-&agrave;-dire&nbsp;: <br><span style=""></span><br><span style=""></span>  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; une famille qui lui parle d&rsquo;une enfance heureuse, <br><span style=""></span><br><span style=""></span>  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; sa conscience d&rsquo;&ecirc;tre qui il est pour s&rsquo;assumer, <br><span style=""></span><br><span style=""></span>  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; l&rsquo;estime de soi, en fait.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Ce qui a manqu&eacute; &agrave; Michael, c&rsquo;est pourtant ce qui fait souvent d&eacute;faut &agrave; travers le monde entier &agrave; des myriades d&rsquo;enfants, qui pour la plupart, n&rsquo;ont pas le &eacute;ni&egrave;me de son talent, et encore moins, son&nbsp; &laquo;&nbsp;droit d&rsquo;oser repousser&nbsp;au simple caprice, toutes les limites &eacute;tablies&raquo; par l&rsquo;acquis de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute;. Ce qui lui a manqu&eacute;, c&rsquo;est tout ce qui s&rsquo;impose en vide, de sa biographie&nbsp;: une image paternelle valoris&eacute;e et valorisante&nbsp;; une v&eacute;ritable r&eacute;f&eacute;rence masculine proche&nbsp;; un point d&rsquo;ancrage s&ucirc;r, qui lui eut servi d&rsquo;&eacute;taie pour se construire au cours des diff&eacute;rentes &eacute;tapes de son d&eacute;veloppement, et atteindre la maturit&eacute; sans trop d&rsquo;accrocs. Ce qui a manqu&eacute; &agrave; Michael trop vite devenu <em style="">&laquo;&nbsp;star&nbsp;&raquo;</em>, c&rsquo;est une enfance v&eacute;cue en vrai enfant, dans un univers o&ugrave; il pourrait entretenir la relation au merveilleux, jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; il lui faille progressivement d&eacute;couvrir le monde dans ses diff&eacute;rents aspects, sans avoir &agrave; en fuir les dures r&eacute;alit&eacute;s. Ce qui a manqu&eacute; &agrave; Michael, c&rsquo;est ce qui ouvre, en naissant toutes les portes et permet de jouir des plus grandes opportunit&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis&nbsp;; c&rsquo;est ce sp&eacute;cimen du g&egrave;ne pr&eacute;cieux qui lui aurait accord&eacute; un statut racial &laquo;&nbsp;non &eacute;quivoque&nbsp;&raquo;, et qui eut fait de lui un homme per&ccedil;u complet dans son succ&egrave;s, tant par lui-m&ecirc;me, par le &laquo;&nbsp;<em style="">showbiz&nbsp;&raquo;&hellip;</em>, que par la grande majorit&eacute;&nbsp;du public: une nature de sang propre au &laquo;&nbsp;<em style="">American Caucasian&nbsp;</em>&raquo; (le<em style=""> &laquo;&nbsp;pure blue collar blood&nbsp;&raquo;</em>).&nbsp; Cependant, ne voil&agrave;-t-il pas que le Michael Jackson, qui esquissait de fa&ccedil;on &eacute;tonnante ses premiers pas de &laquo;&nbsp;Bad&nbsp;&raquo; dans le monde sacr&eacute; des choisis, celui des artistes reconnus, n&rsquo;&eacute;tait qu&rsquo;un simple et combien adorable jeune homme, noir de peau, &agrave; la tignasse fris&eacute;e, cr&eacute;pue, et au mignon petit nez rond. D&eacute;solation&nbsp;! Limites infranchies ou infranchissables&nbsp;! Quel dommage, dirait-on&nbsp;!<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Mais ce jeune homme d&eacute;tenteur d&rsquo;un si rare talent de chanteur, de compositeur, de danseur et d&rsquo;animateur, avait pour p&egrave;re un homme qui&nbsp; semblait avoir jur&eacute; d&rsquo;en faire son &eacute;talon, pour contrecarrer &agrave; la fois&nbsp;: la barri&egrave;re des pr&eacute;jug&eacute;s raciaux, le poids des injustices sociales et la m&eacute;diocrit&eacute; de ses propres r&eacute;sultats personnels. Pour en arriver &agrave; nourrir de telles ambitions sur ses enfants, Michael en particulier, il a bien fallu que celui-ci ait d&rsquo;aussi t&ocirc;t repr&eacute;sent&eacute; de toute &eacute;vidence une &laquo;&nbsp;r&eacute;ussite potentielle&nbsp;&raquo;&nbsp;; une c&eacute;l&eacute;brit&eacute; en latence qu&rsquo;il fallait &agrave; tout coup r&eacute;veiller, tenir en alerte et faire exploser &agrave; la face du monde entier. &Agrave; ce compte, Michael &eacute;tait en quelque sorte une esp&egrave;ce de victime-n&eacute;e, condamn&eacute;e par son propre talent &agrave; en payer le prix fort. Son premier grand crime, Michael l&rsquo;a perp&eacute;tr&eacute; en naissant dans la peau d&rsquo;un enfant issu des minorit&eacute;s am&eacute;ricaines, mais qui n&rsquo;avait rien de banal ni d&rsquo;ordinaire. Il &eacute;tait, au contraire, un petit bout de chou qui se distinguait d&eacute;j&agrave; de sa fratrie alors qu&rsquo;il tr&eacute;pignait de plaisir en chantant et dansant, son chapeau de feutre haut de forme, couleur pastel, sur la t&ecirc;te. Rien d&rsquo;un &laquo;&nbsp;d&eacute;j&agrave; vu&nbsp;&raquo;. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Tous, ils chantaient dans cette fratrie, mais il n&rsquo;y a eu que Michael &agrave; s&rsquo;en distancer pour atteindre les plus hauts sommets de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute;. Allez comprendre les choses de la vie&nbsp;!&nbsp;Quand le talent se conjugue &agrave; la chance, la bonne &eacute;toile&hellip; rien &agrave; faire d&rsquo;autre, que de s&rsquo;effacer pour laisser agir la Nature qui distribue ses faveurs &agrave; son bon gr&eacute;.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Mais voil&agrave; qu&rsquo;il est dit que Michael fut un enfant abus&eacute;, bris&eacute; par son p&egrave;re. Il est aussi dit, qu&rsquo;il a eu &agrave; assister, impuissant, &agrave; des sc&egrave;nes de bastonnade que son p&egrave;re infligeait &agrave; sa m&egrave;re. Il est encore rapport&eacute; que ce p&egrave;re autoritaire, omnipr&eacute;sent et tout puissant dans son quotidien de gosse, le for&ccedil;ait &agrave; chanter et danser, le soir, dans des bo&icirc;tes de nuit. Si des preuves ne sont pas fournies, il n&rsquo;y aurait pas non plus eu de d&eacute;mentis &agrave; ces monstrueuses all&eacute;gations port&eacute;es sur un p&egrave;re qui ainsi aurait utilis&eacute; ses enfants pour satisfaire sa vanit&eacute; et combler son &eacute;gotisme.&nbsp; Tel que d&eacute;crit, il aurait &eacute;t&eacute; une esp&egrave;ce d&rsquo;ogre de contes d&rsquo;enfants, qui ne devrait exister que dans la l&eacute;gende. Un p&egrave;re &eacute;pouvantable, bien trop craint pour &ecirc;tre aim&eacute; sans r&eacute;ticences. Mais o&ugrave; &eacute;tait la m&egrave;re de Michael, &agrave; cet instant&nbsp;? Que disait-elle&nbsp;? L&rsquo;aurait-il terroris&eacute;e, &agrave; son tour, au point d&rsquo;annihiler ses ressorts de d&eacute;fense, et jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;inhibition de son instinct maternel naturel&nbsp;qui devrait la porter &agrave; prot&eacute;ger ses enfants de quiconque, voire d&rsquo;un p&egrave;re abusif? Ou, est-ce parce qu&rsquo;elle s&rsquo;opposait &agrave; lui, qu&rsquo;il la frappait&hellip;&nbsp;? Toujours est-il que ce petit gar&ccedil;on a exp&eacute;riment&eacute; la peur, l&rsquo;effroi, la r&eacute;volte, au lieu m&ecirc;me o&ugrave; il aurait d&ucirc; puiser le sentiment de s&eacute;curit&eacute;, la pleine confiance en ses parents et en lui-m&ecirc;me, l&rsquo;&eacute;vidence de l&rsquo;amour et de la tendresse&hellip;, l&agrave; o&ugrave; il aurait d&ucirc; apprendre &agrave; go&ucirc;ter au bonheur, et &agrave; s&rsquo;initier &agrave; son &eacute;dification. Toujours est-il, qu&rsquo;il aurait &eacute;t&eacute; confront&eacute; &agrave; la brutalit&eacute; et &agrave;&nbsp;la cupidit&eacute;, &agrave; un &acirc;ge o&ugrave; en g&eacute;n&eacute;ral les enfants s&rsquo;amusent insouciants, font des b&ecirc;tises, s&rsquo;&eacute;merveillent de tous les petits riens, exp&eacute;rimentent la vie &agrave; travers leurs sens, et se construisent &agrave; partir des nutriments puis&eacute;s dans la cellule familiale et dans leur environnement psychosocial. Toujours est-il, que cet enfant n&rsquo;aurait pas eu droit &agrave; l&rsquo;exploration du moi et du monde environnant &agrave; travers l&rsquo;espace ludique r&eacute;serv&eacute; aux enfants de son &acirc;ge, d&rsquo;une fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale. Bien des &eacute;l&eacute;ments primordiaux ont d&ucirc; lui &eacute;chapper de ce fait, ne serait-ce qu&rsquo;en cours d&rsquo;acquisition de ses pr&eacute;- requis, et de leur assimilation. Son enfance elle-m&ecirc;me aurait &eacute;t&eacute; banalis&eacute;e, &eacute;touff&eacute;e, handicap&eacute;e, aras&eacute;e&nbsp; par des ambitions d&rsquo;adultes. Ses r&ecirc;ves d&rsquo;enfant n&rsquo;auraient pas trouv&eacute; suffisamment de nuits de sommeil paradoxal serein pour se d&eacute;velopper, et lui permettre le double jeu du merveilleux et du r&eacute;el qui participe tant &agrave; la construction de l&rsquo;individu_ de l&rsquo;enfance &agrave; l&rsquo;&acirc;ge adulte_ en passant par la pubert&eacute;. Ce pont stabilisateur qui_ jet&eacute; sur les diff&eacute;rents stades de la vie de chaque individu_ les lie, en assure la transition, et joue le r&ocirc;le de v&eacute;ritables chocs absorbants, n&rsquo;aurait pas, pour lui, rempli ses fonctions.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Mais, peut-on lancer la pierre sur le p&egrave;re, sans tenir compte, d&rsquo;une part des r&eacute;sultats qui auraient pu n&rsquo;&ecirc;tre qu&rsquo;&eacute;poustouflants, et d&rsquo;autre part du contexte dans lequel, lui-m&ecirc;me avait grandi en tant que noir, aux U.S.A. pour devenir cet homme d&eacute;crit comme un p&egrave;re et &eacute;poux tyrannique, un briseur de vies&nbsp;?<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Cet homme, est ce p&egrave;re qui aurait eu &agrave; &oelig;uvrer dans l&rsquo;irrationalit&eacute; d&rsquo;un sentiment paternel que l&rsquo;on h&eacute;siterait &agrave; qualifier d&rsquo;&eacute;quilibr&eacute;, aurait pourtant r&eacute;ussi_ en d&eacute;pit de ses m&eacute;thodes contest&eacute;es et, qui sait, contestables dans les faits_ &agrave; capter, canaliser et &agrave; diriger les talents de tous ses enfants&nbsp;; il aurait eu &agrave; les porter, de gr&eacute; ou de force, &agrave; se focaliser sur leur r&eacute;ussite personnelle, en les poussant &agrave; bout de ce qui peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme tol&eacute;rable dans la vie d&rsquo;un gosse, et aurait en quelque sorte contribu&eacute; &agrave; leur c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, chacun en son genre. Il aurait_ malgr&eacute; la brutalit&eacute; m&ecirc;me de ces principes qui lui sont attribu&eacute;s_ assur&eacute; en quelque sorte l&rsquo;avenir de tous ses enfants, en les poussant &agrave; s&rsquo;imposer &agrave; travers leurs cr&eacute;ations,&nbsp; &agrave; tout un peuple, voire au monde entier. La fratrie Jackson n&rsquo;a pas gravi tous ces &eacute;chelons sans sa participation, pour pernicieuse qu&rsquo;elle ait pu se r&eacute;v&eacute;ler &agrave; diff&eacute;rents &eacute;gards, s&rsquo;il faut en croire cette th&egrave;se du p&egrave;re tyrannique et abusif. &Agrave; la supposition qu&rsquo;il serait impossible de lui reconna&icirc;tre le statut d&rsquo;un p&egrave;re de famille pleinement responsable entretenant des relations saines et constructives avec sa prog&eacute;niture, s&rsquo;il est aussi difficile de le condamner sans sursis, il ne fut pas moins dans les faits pour ses enfants, bien plus un &laquo;&nbsp;coach ombrageux&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;un p&egrave;re visionnaire. Ne fut-il pas obs&eacute;d&eacute; par l&rsquo;ambition, &eacute;mul&eacute;, qui sait, par la conviction de faire en sorte que ses enfants noirs n&rsquo;eussent pas &agrave; subir, comme lui, les injustices sociales qui limitent et condamnent le noir am&eacute;ricain &agrave; l&rsquo;acc&egrave;s par la porte d&rsquo;&agrave;-c&ocirc;t&eacute; quel que talentueux et brillant qu&rsquo;il puisse &ecirc;tre. Craignit-il, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque que leur f&ucirc;t refus&eacute;e une pleine reconnaissance aux plus hauts sommets de la gloire, m&ecirc;me m&eacute;rit&eacute;e&nbsp;? Cette reconnaissance, qu&rsquo;il contemplait pour eux et pour lui-m&ecirc;me, par ricochet. Ce p&egrave;re reconnu violent, a d&ucirc;, se souvenir de la reconnaissance conditionn&eacute;e dans laquelle un Nat King Cole par exemple a &eacute;t&eacute; contraint d&rsquo;&eacute;voluer, en se produisant sur sc&egrave;ne masqu&eacute; derri&egrave;re&nbsp;les rideaux, de peur que la couleur malvenue de sa peau ne choqu&acirc;t l&rsquo;assistance blanche, ni ne tern&icirc;t la beaut&eacute; pourtant reconnue de son r&eacute;pertoire. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Il faut admette que le succ&egrave;s de l&rsquo;actuel pr&eacute;sident noir aux &eacute;lections, ne remonte qu&rsquo;&agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 2008, m&ecirc;me quand il se trouve confirm&eacute; par sa r&eacute;&eacute;lection.&nbsp; Mais, &agrave; quel prix&nbsp;! <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Bien long et abrupt est le chemin parcouru par cette communaut&eacute; noire am&eacute;ricaine rel&eacute;gu&eacute;e encore r&eacute;cemment au traitement de seconde zone, bien plus subie qu&rsquo;accueillie. De Martin Luther King &agrave; Barack Hussein Obama, il y a bien eu un Michael Jackson oeuvrant &agrave; sa mani&egrave;re, dans l&rsquo;espace des loisirs. Voil&agrave;, ce qui pourrait &eacute;clairer un peu sur le comportement de ce p&egrave;re obs&eacute;d&eacute; par ses ambitions, aigri par ses frustrations, et qui n&rsquo;a pas su aider ses enfants &agrave; exploiter leurs dons, tout en les affectionnant. Jusqu&rsquo;&agrave; quel point peut-on lui lancer la premi&egrave;re pierre, sans remettre en question un syst&egrave;me qui cr&eacute;e ses montres, tout en leur ouvrant la voie &agrave; la r&eacute;ussite. Et, malheureusement chaque enfant &eacute;tant unique, ce p&egrave;re condamn&eacute; a concouru _par sa philosophie dite tortionnaire de l&rsquo;&eacute;ducation et&nbsp;la poursuite de sa propre r&eacute;ussite, &agrave; travers celle de ses enfants_ &agrave; installer la confusion dans l&rsquo;esprit de Michael, &agrave; briser ses attentes affectives, &agrave; saboter son estime de soi, et &agrave; affiner sa sensibilit&eacute;, pr&eacute;parant de lui l&rsquo;&eacute;toffe d&rsquo;un homme fragile et vuln&eacute;rable. Etant lui-m&ecirc;me en compl&egrave;te confusion de r&ocirc;les, il ne pouvait donner &agrave; sa famille que ce qui lui restait de semblant d&rsquo;amour, &eacute;touff&eacute; par son propre ego flagell&eacute;. Son amour-propre, exacerb&eacute;, d&rsquo;une part, par les frustrations et conflits raciaux, et d&rsquo;autre part, par les complexes interraciaux ne pouvait laisser en lui, que tr&egrave;s peu de place pour la spontan&eacute;it&eacute;, et pour la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; de l&rsquo;amour en g&eacute;n&eacute;ral. Il en est r&eacute;sult&eacute; un comportement agressif, compulsif, violent &agrave; la limite, et pour tout dire, incontr&ocirc;lable. Tout ceci pourrait expliquer le comportement du p&egrave;re de Michael, et autant parler de l&rsquo;&eacute;poux machiste qu&rsquo;il semble avoir &eacute;t&eacute; pour sa femme. S&rsquo;il se trouve que ce regard port&eacute; sur les faits rapport&eacute;s dans la biographie de Michael Jackson, supporte cette approche analytique, rien par contre, ne justifiera jamais la violence sous aucun ciel, ni l&rsquo;abus du pouvoir, et encore moins l&rsquo;irrespect au sein de la famille, &hellip;, d&rsquo;o&ugrave; qu&rsquo;elle vienne, et quelle qu&rsquo;elle soit.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Ceci pris en consid&eacute;ration, Michael a donc v&eacute;cu une enfance bazard&eacute;e, irr&eacute;elle, suivie d&rsquo;une vie d&rsquo;adulte tout aussi irr&eacute;elle. En fait, un enfant qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; enfant&nbsp;; un adulte qui n&rsquo;a jamais voulu m&ucirc;rir, et qui pis est, un homme accompli en &acirc;ge, qui s&rsquo;est r&eacute;fugi&eacute; maladivement dans une enfance imaginaire, fuyant la r&eacute;alit&eacute; adulte qui le ram&egrave;nerait au v&eacute;cu de ses propres parents, &agrave; nouveau, dans sa propre famille&hellip;En cela, son refus de grandir s&rsquo;installa dans l&rsquo;&acirc;ge adulte comme une armure qui le prot&egrave;gerait d&rsquo;un ennemi qu&rsquo;il identifiait en l&rsquo;adulte, ou plus pr&eacute;cis&eacute;ment_ et en rapport avec les consid&eacute;rations ant&eacute;rieures_ en son p&egrave;re. Cependant, celui-ci, au fond, ne garderait-il pas ses tentacules tant au sein de la soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;il fraye &agrave; tous les niveaux, qu&rsquo;aussi bien en lui-m&ecirc;me. La vie &eacute;blouissante de gloire de Michael, semble avoir &eacute;t&eacute; escamot&eacute;e, dans sa dimension humaine. Amour filial, conjugal, paternel, en fragile &eacute;bauche. Rien d&rsquo;achev&eacute;, d&rsquo;&eacute;labor&eacute;, d&rsquo;abouti. Rien. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Que peut-on reprocher &agrave; quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute;, qu&rsquo;un autre que celui qu&rsquo;il fut dans sa r&eacute;alit&eacute; chronologique, ce, tant par la faute des siens, que par les cons&eacute;quences entra&icirc;n&eacute;es par la faute des siens, et celles de ses propres faiblesses de temp&eacute;rament&nbsp;? <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Il est un fait certain, c&rsquo;est que les autres membres de la fratrie n&rsquo;ont pas atteint la hauteur de ses sommets dans le monde du spectacle, ils n&rsquo;ont pas, non plus, atteint les limites de ses propres d&eacute;mesures. Il a bien fallu que Michael f&ucirc;t ainsi porteur d&rsquo;un tel talent, pour que sa sensibilit&eacute; soit aussi profonde et &agrave; fleur de peau. Il lui a fallu &ecirc;tre &agrave; ce point sensible, pour pr&eacute;senter une telle vuln&eacute;rabilit&eacute; contrastant avec sa prodigieuse force cr&eacute;atrice. Un artiste, il le fut, au plus profond de l&rsquo;&acirc;me. Il fut par cons&eacute;quent unique et comme isol&eacute; dans ses attentes&nbsp;; fonctionnant en porte-&agrave;-faux dans un monde dans lequel son c&oelig;ur ne semblait gu&egrave;re trouver de juste r&eacute;sonance. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    &Agrave; un niveau plus &eacute;loign&eacute; de la cellule familiale d&eacute;j&agrave; si atypique, Michael fut un enfant abus&eacute;, un adolescent troubl&eacute; et instable, un artiste tiraill&eacute; par les r&eacute;alit&eacute;s et les pi&egrave;ges des avenues de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute;&nbsp;; un adulte confront&eacute; au refus de grandir. Il a fortement subi la pression du milieu social&nbsp; am&eacute;ricain ambiant, et a c&eacute;d&eacute; &agrave; des lubies des plus attendrissantes aux plus ahurissantes (d&eacute;coloration de sa peau, acharnement au relookage de son nez qualifi&eacute; de &laquo;&nbsp;gros&nbsp;&raquo; par son p&egrave;re, et de ses cheveux fris&eacute;s&hellip;). Sur lui, ont pes&eacute; les plus lourdes pressions du milieu du &laquo;&nbsp;<em style="">showbiz&nbsp;&raquo;</em>&hellip;, car plus un artiste semble pr&eacute;senter d&rsquo;atouts, plus on exige de ses talents et de sa repr&eacute;sentativit&eacute; (<em style="">sex appeal</em>). Mais on ne peut essayer de comprendre un tant soit peu Michael Jackson si on ne prend pas en compte le milieu noir am&eacute;ricain d&rsquo;o&ugrave; sont issus ses parents, et d&rsquo;o&ugrave; il &eacute;merge lui-m&ecirc;me. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Parler de la profondeur des complexes qui rongent la communaut&eacute; noire am&eacute;ricaine, en opposition &agrave; celle dite caucasienne, n&rsquo;a rien d&rsquo;in&eacute;dit. On ne reconna&icirc;t que trop les cons&eacute;quences du rejet des caract&eacute;ristiques de sa nature par le noir en g&eacute;n&eacute;ral. Aux Etats-Unis, cette d&eacute;valorisation prend des proportions encore plus importantes qu&rsquo;ailleurs o&ugrave; la conscience identitaire semble avoir connu un tout autre parcours, entre des fronti&egrave;res d&rsquo;&eacute;panouissement nettement plus &eacute;tendues. Aux Etats-Unis, particuli&egrave;rement, la femme noire tend &agrave; se masturber le psychisme de faux&nbsp;cheveux trait&eacute;s en divers genres. Femmes et hommes souvent, dans bien des cas, s&rsquo;asticotent de produits chimiques de toutes sortes pour se rapprocher le plus, de l&rsquo;id&eacute;al en type que repr&eacute;sente pour eux, le blanc, le dit " A<em style="">merican Caucasian"</em>, d&eacute;tenteur exclusif pendant si longtemps des pouvoirs et privil&egrave;ges sur un territoire partag&eacute;, d&eacute;partag&eacute; et prot&eacute;g&eacute; par des fronti&egrave;res psychosociales &eacute;tanches et tacites, jusqu&rsquo;&agrave; ces derni&egrave;res pr&eacute;sidentielles qui ont chang&eacute; certains des param&egrave;tres &eacute;tablis en dehors de toute l&eacute;gislation. Une donne qui semble avoir chang&eacute;, pour mieux incruster les &eacute;l&eacute;ments qui lui ont toujours fait obstacle. Il est inutile de rappeler l&rsquo;inhibition dans laquelle s&rsquo;exile d&egrave;s l&rsquo;enfance le noir am&eacute;ricain en particulier, quand il ne sombre pas dans l&rsquo;exhibitionnisme outr&eacute;, affichant des attitudes provocatrices, adoptant des couleurs et des accoutrements consacr&eacute;s &laquo;&nbsp;<em style="">blacks, jadis negros</em>&nbsp;&raquo;, non pour l&rsquo;originalit&eacute; qu&rsquo;on leur reconna&icirc;trait, mais pour leur extravagance r&eacute;put&eacute;e choquante dans l&rsquo;opinion publique oppos&eacute;e.&nbsp; On ne compte plus les fois, o&ugrave; des noirs talentueux et pourtant c&eacute;l&egrave;bres donnent dans l&rsquo;exag&eacute;ration, &agrave; force de s&rsquo;affubler de v&ecirc;tements voyants, renforc&eacute;s d&rsquo;accessoires et de parures vues comme indispensables, tels les lunettes noires et le sempiternel borsalino, tous deux, port&eacute;s de jour autant que de nuit, et par toutes occasions&nbsp;; les &eacute;normes bijoux, tant chez les hommes que du c&ocirc;t&eacute; des femmes&nbsp;; les faux cheveux retombant parfois jusqu&rsquo;&agrave; la taille, et qu&rsquo;il faut surtout &agrave; chaque fraction de seconde &eacute;carter du visage en balayant l&rsquo;espace d&rsquo;un geste ostentatoire de la t&ecirc;te ou de la main, ou pourquoi pas, des deux a la fois... Est-il encore besoin de faire mention des cheveux defris&eacute;s d&rsquo;un si grand nombre d&rsquo;hommes noirs &agrave; notori&eacute;t&eacute; publique, aujourd&rsquo;hui encore&nbsp;? Tous ces faits, constat&eacute;s sont entre autres, vers&eacute;s au profit du blanc am&eacute;ricain, dit &laquo;&nbsp;<em style="">Caucasian&nbsp;&raquo;</em>, et de tous ceux qui s&rsquo;en servent souvent pour arguer l&rsquo;incontestabilit&eacute; de l&rsquo;essence sup&eacute;rieure d&rsquo;une race par rapport &agrave; l&rsquo;autre. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Est-ce la faute au noir, de quel que niveau qu&rsquo;il soit, si tout au cours de ces temps d&rsquo;affranchissement, le blanc, ici, le <em style="">Caucasian</em>, &agrave; l&rsquo;instar de celui d&rsquo;ailleurs, lui a fait admettre l&rsquo;inf&eacute;riorit&eacute; naturelle de ses traits, par rapport &agrave; ceux-l&agrave; que les canons usuels de la beaut&eacute; et de la mode ont reconnus, et consacr&eacute;s beaux&nbsp;? Ces traits, qui demeurent les attributs de la finesse et qui porteraient le sceau indispensable du raffinement de la race blanche&nbsp;?&nbsp; <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Est-ce la faute aux noirs, si la m&eacute;lanine qu&rsquo;ils v&eacute;hiculent, leur fabrique toute une gamme de complexions allant de la couleur p&ecirc;che aux nuances vari&eacute;es du chocolat pur, ou au lait, sur une peau qualifi&eacute;e de sombre, de d&eacute;pourvue de luminosit&eacute;&hellip;&nbsp;?&nbsp; <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Est-ce encore la faute aux noirs si la nature cr&eacute;pue de leurs cheveux, et tr&egrave;s souvent la limitation de leur longueur, les privent de la possibilit&eacute; de r&eacute;aliser certaines coiffures que, du fait de la frustration, ils admirent sur la t&ecirc;te des blancs et n&rsquo;aspirent qu&rsquo;&agrave;&nbsp;les reproduire sur la leur&nbsp;? Peut-on, de surcro&icirc;t, leur refuser ce droit&nbsp;&agrave; s&rsquo;offrir ce qui semble s&rsquo;inscrire en devoir vital dans le cadre de la valorisation individuelle, particuli&egrave;rement dans le monde du spectacle&nbsp;?<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    En d&eacute;pit des progr&egrave;s effectu&eacute;s par la technique et dans les mentalit&eacute;s qui font que l&rsquo;on multiplie les mod&egrave;les ouvrant la voie aux choix multiples pour chacun, il reste tout de m&ecirc;me, chez les noirs_ ici comme ailleurs_ bien des frustrations &agrave; &eacute;vacuer, pour parvenir &agrave; se lib&eacute;rer des avatars de la colonisation mentale par le blanc, auquel tout compte fait, le noir g&eacute;n&eacute;ralement tend &agrave; s&rsquo;assujettir de lui-m&ecirc;me_ comme qui dirait, par un devoir sacr&eacute; de survivance_ &agrave; la m&eacute;moire des temps sombres et tristes&hellip; <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    On comprendra alors, que vivant conscient de ce talent prodigieux dans son fr&ecirc;le corps d&rsquo;adolescent n&egrave;gre, Michael Jackson, le c&eacute;l&egrave;bre chanteur et danseur qui porta la musique pop &agrave; son apog&eacute;e_ ce Roi de la Pop Musique_ ait senti, que de tout ce dont il avait &eacute;t&eacute; combl&eacute; par la Nature_ exception faite des consid&eacute;rations affectives_ il ne lui manquait&nbsp;: qu&rsquo;une certaine couleur convenable de la peau, des cheveux droits et lisses, un nez aquilin aux limites du possible, pour enfin devenir en tout, l&rsquo;&eacute;gal de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; blanche qu&rsquo;ainsi il c&ocirc;toyait et supplantait d&eacute;j&agrave; dans son domaine, avec pourtant l&rsquo;intime sentiment de ne pas l&rsquo;&eacute;quivaloir. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    On comprendra que le jeune homme, d&eacute;pourvu d&rsquo;essentielles balises, priv&eacute; de solides rep&egrave;res de mod&eacute;lisation, et surtout soudain si riche alors qu&rsquo;encore si jeune, ait eu &agrave; donner dans la tentative ultime de changement fondamental apparent m&ecirc;me de race autant que cela lui aurait &eacute;t&eacute; possible. C&rsquo;est en fait, un rejet global de sa r&eacute;alit&eacute; naturelle, qu&rsquo;a effectu&eacute; le jeune Michael&nbsp;sans l&rsquo;expliciter; un rejet de ces traits dits ingrats d&rsquo;une race qui le rapprochait encore plus de son p&egrave;re&nbsp;; ce p&egrave;re qui l&rsquo;ankylosait et l&rsquo;emp&ecirc;chait de se valoriser assez pour atteindre mentalement les sommets que le succ&egrave;s mettait d&eacute;sormais &agrave; sa port&eacute;e&nbsp;; un rejet de sa m&egrave;re, des siens et des leurs. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    En fait, qu&rsquo;avait-il &agrave; envier &agrave; qui que ce soit, sinon que l&rsquo;&eacute;quilibre &eacute;motionnel qu&rsquo;il e&ucirc;t eu &agrave; puiser au sein de sa famille, et les caract&eacute;ristiques qui opposent g&eacute;n&eacute;ralement le blanc au noir, plut&ocirc;t que de l&rsquo;en diff&eacute;rencier, simplement&nbsp;; naturellement&nbsp;? Combien lui a co&ucirc;t&eacute; mentalement une telle op&eacute;ration de blanchiment &eacute;pidermique&nbsp;? Quel est ce fameux chirurgien blanc aussi de peau qui la lui a r&eacute;alis&eacute;e, pour le transformer en un homme, ni noir, ni blanc&nbsp;? Que de proc&egrave;s, pourrait-on intenter &agrave; tous ceux-l&agrave; qui ont transform&eacute; cet &ecirc;tre humain_ au mental et au physique, en un genre hybride, mal d&eacute;fini&nbsp;?<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Michael avait, de tr&egrave;s t&ocirc;t connu la gloire que g&egrave;re d&eacute;j&agrave; difficilement l&rsquo;adulte de quel que milieu qu&rsquo;il soit&nbsp;; il poss&eacute;dait, alors qu&rsquo;encore adolescent, une fortune identifi&eacute;e en figures et dont les chiffres s&rsquo;expriment en termes de millions. Il avait le monde &agrave; ses pieds, mais il gardait un vide immense au c&oelig;ur, creus&eacute; par l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; et l&rsquo;absence d&rsquo;estime de soi, qu&rsquo;avait fait na&icirc;tre en lui le dysfonctionnement familial, inscrit lui-m&ecirc;me dans une aberration sociopolitique cultiv&eacute;e de part et d&rsquo;autre. Tous ces param&egrave;tres sont plut&ocirc;t questionnables&nbsp;; encore faudrait-il le reconna&icirc;tre avant d&rsquo;aller plus loin dans l&rsquo;illogisme collectif. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Michael est tomb&eacute; dans le pi&egrave;ge du &laquo;&nbsp;<em style="">showbiz&nbsp;&raquo;</em> am&eacute;ricain, qui a cru pouvoir cr&eacute;er d&rsquo;un &ecirc;tre humain dot&eacute; d&rsquo;un talent fabuleux, une esp&egrave;ce pr&eacute;fabriqu&eacute;e, &agrave; mi chemin entre l&rsquo;homme et le robot, qui repr&eacute;senterait, avant toutes consid&eacute;rations, pour ces magnats du spectacle, une v&eacute;ritable machine ambulante &agrave; sous. Or, que fait-on d&rsquo;une machine dont on se sert dans un but lucratif&nbsp;?<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    On le rend de plus en plus performant, afin d&rsquo;am&eacute;liorer le rendement quantitatif, et si possible, qualitatif du produit &agrave; en obtenir. Tel, fut le jeune Michael, pour bon nombre de ceux avec lesquels il collaborait. Ceux qu&rsquo;il fr&eacute;quentait et qui lui soutiraient ses faveurs, ne sont m&ecirc;me pas &agrave; compter.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Une machine, qui ne sert plus &agrave; produire, n&rsquo;a plus sa place pr&egrave;s de ceux qu&rsquo;elle aurait eu &agrave; enrichir. On la remise au loin. Michael l&rsquo;a &eacute;chapp&eacute; de justesse&nbsp;; car si jamais il avait failli au cours de ces concerts tant attendus, il aurait &eacute;t&eacute; tout simplement largu&eacute; par tous ceux-l&agrave; qui ont sembl&eacute; le soutenir.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Il est triste de se souvenir du Michael Jackson tir&eacute; de son lit d&rsquo;h&ocirc;pital et tra&icirc;n&eacute; publiquement, en pyjama et savates devant les juges, au tribunal, pour r&eacute;pondre des accusations de p&eacute;dophilie qui pesaient sur lui. Il semble bien que le Michael qu&rsquo;on avait jusqu&rsquo;ici connu, avait en ce jour pr&eacute;cis&nbsp;: d&eacute;j&agrave; rendu l&rsquo;&acirc;me&nbsp;; fait tomber les rideaux de la sc&egrave;ne qui l&rsquo;avait rejet&eacute;&nbsp;; ferm&eacute; les portiques de son temple, o&ugrave; &eacute;tait en train d&rsquo;&ecirc;tre sacrifi&eacute;e l&rsquo;Ic&ocirc;ne des ic&ocirc;nes de la Pop musique. O&ugrave; &eacute;taient-ils, tous ces fans dits inconditionnels, qui le pleurent aujourd&rsquo;hui, &agrave; l&rsquo;heure du proc&egrave;s infamant&nbsp;? Michael aurait tellement, &agrave; cette heure _innocent ou coupable, mais vivant_ eu besoin de leur support moral. Mais l&agrave; encore, plus isol&eacute; dans sa personne blanchie et refaite pour le plaisir d&rsquo;un public et son confort mental, il devait et a d&ucirc; traverser les sentiers de la honte et de l&rsquo;infamie du crime qui lui &eacute;tait reproch&eacute;, &agrave; tort ou &agrave; raison. Car, le doute a plan&eacute; sur lui, m&ecirc;me apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; reconnu innocent. Doit-on aujourd&rsquo;hui conclure de sa r&eacute;habilitation par, et dans la mort&nbsp;?<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Ce qui a frapp&eacute; et qui frappe dans ce parcours fulgurant de Michael Jackson, c&rsquo;est&nbsp;:<br><span style=""></span><br><span style=""></span>  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la d&eacute;votion avec laquelle on lui a &eacute;rig&eacute; de tr&egrave;s t&ocirc;t, un pi&eacute;destal, un tr&ocirc;ne incommensurable,&nbsp;<br><span style=""></span><br><span style=""></span>  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;la complicit&eacute; avec laquelle on l&rsquo;a laiss&eacute; se surfaire, et on l&rsquo;a encourag&eacute; &agrave; aller d&rsquo;une chirurgie esth&eacute;tique &agrave; une autre, et dans une certaine mesure, &agrave; s&rsquo;autod&eacute;truire&nbsp;&nbsp; physiquement et psychologiquement,<br><span style=""></span><br><span style=""></span>  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; la d&eacute;sinvolture avec laquelle on lui a tourn&eacute; le dos, <br><span style=""></span><br><span style=""></span>  -&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; et depuis ce 26 juin &eacute;coul&eacute;, l&rsquo;hyst&eacute;rie collective qui a accueilli et semble d&eacute;plorer sa mort, allant du chagrin, aux all&eacute;gations de drogue les plus &eacute;quivoques. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Que Michael Jackson ait &eacute;t&eacute; anorexique, et qu&rsquo;il ait eu &agrave; d&eacute;velopper une addiction aux m&eacute;dicaments, ne repr&eacute;sente franchement, en rien, un cas isol&eacute; dans le monde des c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s&hellip;&nbsp;! Que Michael ait donn&eacute; dans la d&eacute;bauche n&rsquo;a vraiment rien d&rsquo;exclusif &agrave; son brillant parcours&nbsp;; qu&rsquo;il ait &eacute;t&eacute; autant adul&eacute;, qu&rsquo;envi&eacute;, n&rsquo;&eacute;tonne pas non plus, car le succ&egrave;s des autres fait ombrage bien souvent &agrave; ceux qui n&rsquo;y ont pas acc&egrave;s. Cependant, la cruaut&eacute; des propos souvent tenus contre lui, interpelle et incite &agrave; la r&eacute;flexion, tous ceux qui peuvent aller au-del&agrave; des trompeuses apparences dans les rapports humains. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    S&rsquo;est-il, dans sa qu&ecirc;te d&rsquo;amour et d&rsquo;affection, cru si aim&eacute; du public, qu&rsquo;il lui &eacute;tait du coup, tout permis.&nbsp;?&nbsp; A-t-il pens&eacute; compenser ses manques affectifs en s&rsquo;abandonnant en toute confiance &agrave; des gens qui en fait, ne faisaient que l&rsquo;utiliser, l&rsquo;exploiter&nbsp;? A-t-il esp&eacute;r&eacute;, rien que pour l&rsquo;avoir profond&eacute;ment souhait&eacute;, combler le vide d&rsquo;enfance qui hanta sa vie d&rsquo;adulte, en s&rsquo;offrant le cadre f&eacute;erique de son ranch de Neverland, pour ensuite tenter de le partager avec d&rsquo;autres auxquels il ne voulait pas qu&rsquo;il manqu&acirc;t l&rsquo;opportunit&eacute; de l&rsquo;enfance, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; celle qui lui fut si dramatiquement ravie&hellip;? Ne s&rsquo;est-il pas perdu, en croyant pouvoir revenir en arri&egrave;re, vivre et faire vivre aux enfants, ce qui lui avait &eacute;t&eacute; vol&eacute;e&nbsp;: son enfance &agrave; lui. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    De quoi est-il coupable, sinon que d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; combl&eacute; par les dieux, et de n&rsquo;en avoir pas su payer le prix de la gloire, &agrave;&nbsp;la hauteur de ce qu&rsquo;il en avait re&ccedil;u&nbsp;? De quoi est-il coupable, sinon que d&rsquo;avoir essay&eacute; de s&rsquo;immerger dans le fleuve du succ&egrave;s en y cherchant la voie au bonheur qui semblait pourtant le fuir comme son ombre&nbsp;? <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    On dira sans doute, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas su choisir les bonnes voies pour y acc&eacute;der, alors qu&rsquo;il poss&eacute;dait tant&hellip; Ce &agrave; quoi, on pourrait opposer comme r&eacute;ponse, que&nbsp;: Michael n&rsquo;&eacute;tait en rien pr&ecirc;t pour cette vie c&eacute;l&egrave;bre, mouvement&eacute;e et vertigineuse qui d&eacute;stabilise les plus solides des humains&nbsp;; qu&rsquo;il n&rsquo;a pas eu de rep&egrave;res pour affronter ce milieu que repr&eacute;sente celui du &laquo;&nbsp;<em style="">showbiz&nbsp;&raquo;</em>, qui sait autant d&eacute;truire que construire. On pourrait aussi all&eacute;guer qu&rsquo;il lui manquait l&rsquo;essentiel pour garder la t&ecirc;te froide dans ce tourbillon de flatteries et d&rsquo;hypocrisie auquel il a fait face en ing&eacute;nu, qui croit, que ce en quoi_ lui_ il croit,&nbsp; repr&eacute;sente aussi le credo d&rsquo;autrui. Il a donn&eacute; dans la d&eacute;mesure, le grotesque m&ecirc;me, tout en offrant cependant l&rsquo;amour &agrave; sati&eacute;t&eacute;, en achetant &agrave; prix de lingots d&rsquo;or l&rsquo;affection de qui n&rsquo;en disposait pas pour lui, et en d&eacute;sarmant les plus sensibles, &agrave; travers ses provocations de gosse &agrave; la voix demeur&eacute;e impub&egrave;re, et qui voulait parfois jouer au &laquo;<em style="">&nbsp;Bad</em>&nbsp;&raquo;. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    La mort a surpris Michael en lui refusant la toute ultime qu&ecirc;te de sa vie, celle de reconqu&eacute;rir vivant la sc&egrave;ne et le public, au rythme des applaudissements duquel son c&oelig;ur avait appris &agrave; mieux palpiter, et en face duquel, ce manque d&rsquo;estime de soi, qui l&rsquo;avait converti en narcissique m&eacute;galomane, s&rsquo;&eacute;clipsait, s&rsquo;&eacute;vanouissait, et le laissait rena&icirc;tre en cet artiste &agrave; la posture de titan, que nul n&rsquo;oublierait&nbsp;; que nul, d&eacute;sormais, n&rsquo;oubliera.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    La mort lui a rafl&eacute; sa vie alors qu&rsquo;encore jeune, en le consacrant toutefois, mondialement dans sa stature gigantesque de Premier parmi les autres&nbsp;; Unique en son genre et en son temps. Il a reconquis des c&oelig;urs qui&nbsp; lui &eacute;taient ferm&eacute;s&nbsp;; il a obtenu le pardon de bien de ceux-l&agrave; qu&rsquo;il avait d&eacute;&ccedil;us. Il est pourtant devenu plus dangereux dans la mort, pour tous ceux-l&agrave; qui l&rsquo;enviaient&nbsp;; il est maintenant invincible&nbsp;; car ses d&eacute;tracteurs s&rsquo;en prennent &agrave; pr&eacute;sent &agrave; un &laquo;&nbsp;Mythe&nbsp;&raquo; qu&rsquo;ils ont aussi &oelig;uvr&eacute; &agrave; &eacute;riger.&nbsp; Michael, n&rsquo;a jamais eu autant de t&eacute;moignages d&rsquo;affection, ni n&rsquo;a autant suscit&eacute; de chaleur dans l&rsquo;expression de la perception qu&rsquo;on avait ou qu&rsquo;on a acquis de lui, depuis sa disparition. Trop tard, malheureusement. Trop tard, car il ne les entendra plus, ni n&rsquo;&eacute;lectrisera de public au son de ses chansons et au rythme de ses danses&hellip; Sa mort&nbsp;le fait rena&icirc;tre aujourd&rsquo;hui &agrave; une autre dimension, alors qu&rsquo;au loin se profile d&eacute;j&agrave;, le spectre de nouveaux proc&egrave;s&nbsp;: garde l&eacute;gale de ses enfants, absorption abusive de m&eacute;dicaments exigeant une prescription m&eacute;dicale, testament&hellip;. D&eacute;cid&eacute;ment, lui, Michael, ce prodige des temps, l&rsquo;emportera bien jusqu&rsquo;au paradis&nbsp;: cette saveur aigre-douce de scandales en cascade. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Mais, que ne respecte-t-on pas son silence &eacute;ternel&nbsp;! <br><span style=""></span><br><span style=""></span>  Somme toute, Michael ne fut qu&rsquo;une victime &agrave; la fois, de la d&eacute;rive parentale, de la soci&eacute;t&eacute;, du milieu du &laquo;&nbsp;<em style="">showbiz&nbsp;&raquo;</em>, de ses complexes, par-dessus tout, de sa sensibilit&eacute; et&hellip; de son propre talent. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Michael repr&eacute;sente en son genre, l&rsquo;un de ces rares g&eacute;nies, dont il faudrait saluer la d&eacute;pouille avec respect, en souvenir de ce qu&rsquo;il a os&eacute; r&eacute;aliser, et permettre de r&eacute;aliser. Un ph&eacute;nom&egrave;ne, comme il n&rsquo;en existe pas deux au cours d&rsquo;une m&ecirc;me &eacute;poque.- Quant &agrave; sa vie priv&eacute;e_ sans vouloir viser personnellement ceux qui le qualifient de pervers et de p&eacute;dophile, en d&eacute;pit du jugement qui l&rsquo;avait innocent&eacute;_ elle est, ce qu&rsquo;elle fut&nbsp;: chaotique, controvers&eacute;e, &agrave; la fois parsem&eacute;e de joies (ses trois enfants) et de bris&nbsp;de toutes natures. Sa vie priv&eacute;e tant qu&rsquo;elle ne d&eacute;borde pas sur les plates-bandes d&rsquo;autrui, ne devrait regarder en fait, que lui-m&ecirc;me et ceux qui s&rsquo;y sont trouv&eacute;s impliqu&eacute;s. Elle est comparable en fait &agrave; celle de la grande majorit&eacute; des c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s, &agrave; travers le monde entier, tout en gardant son caract&egrave;re unique. Pour ce qui est du reste, il n&rsquo;a pas plus d&rsquo;importance que celle qu&rsquo;on lui attribue, car la le&ccedil;on &agrave; retenir de tout ce branle-bas &eacute;motionnel, se r&eacute;sume en tr&egrave;s peu de mots&nbsp;: Tout n&rsquo;est que vanit&eacute;&nbsp;!<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    &Agrave; qui, le tour, prochainement&nbsp;? Nul ne le sait. Voil&agrave;, l&rsquo;unique certitude dans la vie, et &agrave; laquelle n&rsquo;&eacute;chappe personne.<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Michael aura, sans conteste, l&eacute;gu&eacute; un riche patrimoine au monde entier, et laiss&eacute;, par l&rsquo;exemple tant en perfection qu&rsquo;en d&eacute;plorable, des bases sur lesquelles le noir am&eacute;ricain devrait continuer de se construire non dans un espace &agrave; c&ocirc;t&eacute;, flanqu&eacute; du qualificatif enclavant&nbsp;de &laquo;&nbsp;noir&nbsp;&raquo;, mais une vraie vie d&rsquo;&ecirc;tre humain, int&eacute;gr&eacute;e en tant qu&rsquo;am&eacute;ricain &agrave; part enti&egrave;re, non conditionn&eacute; par une certaine complexion de la peau. <br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Adieu Michael, toi, qui occupes une place sp&eacute;ciale dans tant de beaux souvenirs d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence! Adieu&nbsp;!<br><span style=""></span><br><span style=""></span>    Carmelle St.G&eacute;rard-Lopez<br><span style=""></span><br><span style=""></span>  Juillet 2009<br><span style=""></span><br><span style=""></span>  Mise-&aacute;-jour&nbsp;: Mars 2013<br><span style=""></span><br><span style=""></span></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div><div class="wsite-multicol"><div class='wsite-multicol-table-wrap' style='margin:0 -15px'> <table class='wsite-multicol-table'> <tbody class='wsite-multicol-tbody'> <tr class='wsite-multicol-tr'> <td class='wsite-multicol-col' style='width:33.333333333333%;padding:0 15px'>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-thin " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.totarttotem.com/uploads/1/8/4/3/18437265/4126074_orig.jpg" alt="Picture" style="width:100%;max-width:225px" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="wsite-youtube" style="margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><div style="text-align: center;"><object width="400" height="330"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/M5QMjO6Xohk?version=3"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/M5QMjO6Xohk?version=3" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" wmode="transparent" width="400" height="330"></embed></object></div></div>  </td> <td class='wsite-multicol-col' style='width:33.333333333333%;padding:0 15px'>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-thin " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.totarttotem.com/uploads/1/8/4/3/18437265/1274796.jpg?218" alt="Picture" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  </td> <td class='wsite-multicol-col' style='width:33.333333333333%;padding:0 15px'>  <div class="wsite-youtube" style="margin-top:10px;margin-bottom:10px;"><div style="text-align: center;"><object width="400" height="330"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/s3Q80mk7bxE?version=3"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/s3Q80mk7bxE?version=3" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" wmode="transparent" width="400" height="330"></embed></object></div></div>  </td> </tr> </tbody> </table> </div></div></div>]]></content:encoded></item></channel></rss>